Résidence de création > Le Petit Chaperon Rouge / 9 et 10 février 2012 (cliquez ici pour lire l’article désiré)

Le Petit Chaperon Rouge

…Un conte chorégraphique…

    Chorégraphie Sylvain Huc // Compagnie Divergences

    La compagnie Divergences est en création à l’Espace Apollo du 6 au 10 février. Il est à noter que cette restitution publique de création est destinée à un public adulte. Une version jeune public sera proposée le mardi 12 juin 2012 dans le cadre des Rencontres Départementales de Danse à l’École. Ce projet est soutenu par l’ADDA du Tarn.
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    C’était le jeudi 9 février à 19h
    Durée : 1h
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    Qu’est-ce que faire peur ? Qu’est-ce que se faire peur ? Quel plaisir peut-on prendre à faire peur ? À se faire peur ? Comment le corps et le spectacle peuvent-ils exacerber ou désamorcer la peur ? Autant de questions qui jalonneront cette création chorégraphique.

    Au fil des versions principales (Grimm et Perrault) comme des versions orales qui nous sont parvenues, persistent violence fondatrice, peur archaïque, désir, émotions viscérales et contradictoires, réel et symbolique dans un espace largement imaginaire, la forêt, où l’enfance est synonyme d’angoisse.

    Figure vertueuse mais exposée à la tentation, le petit chaperon rouge hésite entre plaisir et réalité, luttant dans cette délicate transition entre enfance et âge adulte. Elle sait, tout comme les autres enfants, quelque chose qu’elle ne peut exprimer. Le loup fascine car il est attirant autant que repoussant.

    Ce conte prend place dans une même forêt qu’arpente aussi bien une fille naïve cueillant des fleurs, qu’un loup meurtrier et sanguinaire.

    Le loup et le petit chaperon rouge, figures conventionnelles de la peur et de l’innocence déchue fourniront donc un matériau idéal que l’on « conte » bien exploiter, détourner, ridiculiser et incarner de toutes les manières.

    Figures bien plus que personnages, ce sont donc deux corps qui terrifieront ou amuseront. Le loup, violent et asocial, sera entre autres, notre distributeur de peur. Le chaperon, proie facile ou au contraire séductrice, fera face à ses contradictions.

    Bref, chair fraîche ou créature velue, ce seront avant tout deux êtres de peau, muscles et sang qui évolueront dans histoire de corps plus que de crocs.

    À ce titre la danse nous apparaît comme le médium idéal pour incarner ce conte.
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    Le dispositif

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    Nous ferons peur et susciteront l’envie d’avoir peur sans artifices ni truchements si ce n’est ceux du corps et à l’aide d’un dispositif scénique minimal. En effet, aucun procédé (vidéo, voix off, costumes trop explicites…) ne viendra soutenir que l’action prend place ailleurs que sur scène.

    Nous souhaitant également de manière simple soulever la question de la représentation et du spectacle, du vrai et du faux ; question qui sera dans notre cas, corollaire à celle de la peur. Donner à voir la fabrication du spectacle (coulisses, technique, changement scénographiques) permettra de désamorcer ce que nous incarnerons sur scène.

    L’univers sonore fabriqué en direct par Xavier Coriat à partir de disques vinyles participera d’un bricolage scénographique auquel s’adjoindront des manipulations de lumières par les interprètes eux-mêmes.
    Si l’espace du Petit Chaperon Rouge se situe entre réel et symbolique, nous reprendrons à notre compte cette équivoque dans l’espace scénique où le ludique frayera avec l’effrayant.

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    Sylvain Huc

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    Danseur interprète depuis 2003, il s’est formé au CDC de Toulouse ainsi qu’au cours de stages en France et en Europe avec notamment David Zambrano, Mark Tompkins, Lloyd Newson, Gisèle Vienne, Damien Jalet, Meg Stuart ou encore la compagnie Ultima vez (Wim Vandekeybus).

    Il participe à de multiples créations et a collaboré avec les compagnies Divergences, la Zampa, Compagnie des anges ou encore l’Ajour 31.

    Il s’intéresse particulièrement aux questions liées à l’interprétation, à l’improvisation et conduit de nombreux ateliers de sensibilisation auprès de publics enfant, adulte ou handicapé.
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    Cécile Grassin

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    Après une formation au conservatoire de Nantes, ainsi qu’à l’école supérieure de Cannes chez R. Hightower, Cécile Grassin intègre la compagnie Kossiwa (Flora Théfaine) à Nantes.

    Elle collabore également très régulièrement avec Laura Scozzi, réalise des performances en appartement pour le festival Hors-lits à Toulouse après avoir travaillé avec Pierre Meurier et Alexandre Fernandez (l’Ajour 31).

    Elle nourrit un intérêt tout particulier pour la figure de l’interprète, et continue de questionner son parcours par le biais de stages (Odile Duboc, David Zambrano, Johanne Saunier, Toméo Vergès, Sophie Perez et Xavier Boussiron…).

    Elle participe également à de nombreux projets pédagogiques pour le public scolaire.
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    Xavier Coriat

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    Xavier Coriat commence la batterie dès son plus jeune âge. Il intègre le groupe Lobe Radiant Dub System en 2011 avec lequel il enregistre 3 albums et s’engage dans une tournée en France et dans toute l’Europe. Le groupe Discard vient ponctuer ce parcours avec l’enregistrement d’un album et d’une tournée. Lorsqu’en 2006 Lobe Radiant Dub System se sépare, il créé le groupe Celiscape dans lequel il joue, compose et réalise également l’enregistrement du premier album. À la croisée d’un hardcore dissonant et d’une musique industrielle électronique, il évolue dans un univers de sonorités bruitiste qu’il affectionne tout particulièrement.

    Il collabore avec Divergences depuis 2009, créant la musique de Frisco et remaniant celle d’Aquarium. Il participe en parallèle à des projets pédagogiques en milieu scolaire.
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    DISTRIBUTION :
    Compagnie Divergences // Chorégraphie et interprétation Sylvain HUC // Interprétation Cécile Grassin // Univers sonore Xavier Coriat
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